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Téfilines : quand et comment les choisir

C'est le vrai objet de la bar mitsva : l'un des rares que le garçon gardera toute sa vie. Il mérite plus d'attention qu'on ne lui en accorde d'habitude, et il s'achète plus tôt qu'on ne croit.

Quand commencer à les mettre

L'usage le plus répandu est de commencer un à trois mois avant la date, pour que le garçon soit à l'aise le jour venu : les poser correctement demande de la pratique, et personne n'a envie d'apprendre devant deux cents personnes.

La durée exacte varie selon les communautés — votre rabbin vous dira à partir de quand.

Conséquence pratique : il faut les avoir avant. Si vous les commandez le mois de la bar mitsva, c'est déjà tard.

Le jour même

Si la date tombe un lundi, un jeudi ou à Roch Hodech, le garçon les met à l'office du matin, souvent en petit comité. Comme ce n'est ni chabbat ni une fête, les téfilines se portent ce jour-là — beaucoup de familles considèrent ce moment comme le véritable commencement, plus encore que la fête.

Le chabbat et les jours de fête, on ne les met pas.

Ce qu'il faut savoir avant d'acheter

Les téfilines ne sont pas un objet décoratif : leur validité dépend de la manière dont ils ont été écrits et assemblés. Deux paires qui se ressemblent peuvent être très différentes.

L'écriture des parchemins est le point principal. Elle est faite à la main par un scribe, et son niveau détermine à la fois la qualité et le prix. Il existe plusieurs niveaux d'écriture, que le vendeur doit pouvoir nommer.

Le rite compte : l'ordre des passages et la forme des boîtiers diffèrent selon les communautés. Demandez à votre rabbin ce qui correspond à votre famille avant d'acheter, pas après.

Les boîtiers existent en plusieurs fabrications, dont la solidité varie beaucoup. C'est un objet qui doit durer des décennies et voyager dans un sac.

La certification : le vendeur doit fournir une attestation, et l'ensemble doit pouvoir être vérifié. Les parchemins se contrôlent aujourd'hui par ordinateur en plus de la vérification humaine.

Où les acheter

Chez un vendeur spécialisé, recommandé par votre synagogue. C'est le genre d'achat où la recommandation vaut mieux que la comparaison en ligne : le prix seul ne vous dit rien de la qualité de l'écriture, et c'est précisément ce que vous payez.

Méfiez-vous d'un écart de prix inexpliqué : sur des téfilines, un tarif très bas correspond presque toujours à une écriture de niveau inférieur, pas à une bonne affaire.

L'entretien, qu'on oublie toujours

Les téfilines se vérifient périodiquement — l'usage courant parle de tous les quelques années — parce que l'encre et le parchemin vieillissent. Les lanières s'usent et se remplacent.

Dites-le au garçon le jour où il les reçoit : c'est un objet dont on s'occupe, pas un cadeau qu'on range.

Et le sac

Souvent brodé à son nom, parfois offert par les grands-parents. C'est un détail, mais c'est ce qu'il aura sous les yeux chaque matin.

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