La question à poser avant toutes les autres
La salle impose-t-elle son traiteur ? Beaucoup de lieux travaillent en exclusivité, ou facturent un droit d'entrée si vous amenez le vôtre. Cela peut changer votre choix de salle, donc cette question se pose pendant la visite, pas après la signature.
Et dans le même mouvement : la cuisine est-elle équipée pour le service prévu ? Certaines salles n'ont qu'un office de réchauffage, ce qui exclut certaines formules.
La certification
Le point à vérifier n'est pas la cacherout elle-même, mais son périmètre : quel organisme certifie le traiteur, et si la certification couvre la prestation hors les murs. Un traiteur certifié dans son établissement ne l'est pas automatiquement en extérieur, et c'est exactement le cas de figure d'une bar mitsva en salle.
Demandez le certificat plutôt qu'une réponse orale : cela ne vexe personne, tout le monde a l'habitude. Selon les familles présentes, le niveau de certification peut aussi compter — c'est une question à poser en amont, pas la veille.
Service à table ou buffet
Le service à table demande plus de personnel, coûte davantage, et rythme la soirée : les gens restent assis entre les plats, ce qui structure le déroulé mais peut ralentir la piste.
Le buffet coûte moins cher et fait circuler les gens. Mais il crée des files, et les personnes âgées s'y retrouvent mal.
Beaucoup de bar mitsva combinent les deux : un cocktail debout à l'arrivée, puis un service à table. À qualité de nourriture égale, l'écart de prix entre les deux formules est plus important que la plupart des gens ne l'imaginent.
Ce que le prix par personne ne couvre pas toujours
C'est là que la note grimpe. À vérifier ligne par ligne sur le devis :
- les boissons, souvent forfaitisées jusqu'à une certaine quantité ;
- le personnel au-delà d'une certaine heure — et cette heure correspond rarement à la fin réelle de votre soirée ;
- la vaisselle, les nappes, le mobilier ;
- le vestiaire et le personnel qui le tient ;
- la découpe et le service du gâteau, parfois facturés à part ;
- les repas des prestataires : le DJ, les musiciens, le photographe mangent aussi. Cela se négocie, mais cela se prévoit.
Demandez un devis calé sur l'heure de fin réelle de votre soirée, celle que vous a donnée la salle. Un devis basé sur une heure théorique est un devis faux.
Les enfants
Sur une bar mitsva, ils sont nombreux et ils mangent autre chose. La plupart des traiteurs proposent un menu enfant à tarif réduit : demandez-le explicitement, et à partir de quel âge il s'applique.
Prévoyez aussi qu'ils mangent plus tôt que les adultes. Des enfants affamés à vingt-deux heures, c'est une salle qui se désorganise.
La dégustation
Demandez-en une, et allez-y avant de signer. Si un traiteur la refuse ou la facture cher, c'est une information en soi.
Profitez-en pour poser deux questions concrètes : combien de personnes seront présentes le jour J, et qui sera le responsable sur place. Ce n'est presque jamais la personne qui vous vend la prestation.
Avant de signer
- Le nombre de convives peut-il être ajusté, et jusqu'à quand ?
- Que se passe-t-il en cas d'annulation, et quel acompte ?
- Le menu peut-il changer d'ici la soirée, et qui valide quoi ?
- Combien de personnes en salle le jour J ?
- À quelle heure arrivent-ils, et de quoi ont-ils besoin ?
Quand réserver
Dix à douze mois avant, en même temps que la musique, juste après la salle. Les bons traiteurs ont les mêmes créneaux chargés que tout le monde, et le dimanche en tête.
